Débats sur la pluralité confessionnelle en Suisse

La controverse au sujet d’un afflux d’immigrants de traditions religieuses non-chrétiennes s’est focalisée durant ces derniers mois sur la question de savoir si l’on autorisera ou non la construction de minarets à côté des mosquées du pays.

En réponse à la vague d’intolérance qui submerge le pays, la théologienne suisse, Kristin Rossier Buri, a exprimé son opinion dans un article du bulletin sekfeps, la revue de la Fédération des Églises protestantes de Suisse. Update vous en propose un extrait.

« L’Église a tendance à être un peu trop humble » a affirmé le conseiller national Luc Recordon devant 650 représentants de l’Église évangélique réformée du Canton de Vaud, réunis il y a peu à Lausanne.

L’Église doit s’exprimer explicitement. « Après l’avoir nié, nous sommes en
train de réaliser que le fait religieux doit être intégré dans le référentiel politique. Car l’Église contribue non seulement à l’aide aux démunis, mais aussi à la paix confessionnelle. C’est une valeur extrêmement profonde pour la société. »

Au plan national, la FEPS s’engage activement au Conseil suisse des religions
et dans la Commission de dialogue juifs-protestants. Les Églises cantonales
ont elles aussi pris conscience de leur rôle et ont mis sur place des ministères
spécialisés dans le dialogue interreligieux, particulièrement avec l’islam.

Afin de permettre le dialogue interculturel, nous devons pouvoir dépasser notre cadre de référence usuel et avoir un regard critique sur nos propres traditions et notre identité. Permettre l’apprentissage du dialogue interreligieux jusque dans les paroisses doit être une priorité pour nos Églises.

Source: “bulletin sek-feps” 3/2009

 

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